1 décembre 2014

Il y a 100 ans : La commémoration des morts à Tamatave (1)

Nombreuse, plus nombreuse encore que les années précédentes, si possible, a été la foule qui, le 2 novembre, à Tamatave, a commémoré nos morts, non seulement ceux tombés, héros obscurs, à l’occasion de la conquête de notre grande île, mais encore et surtout, ceux plus nombreux qui sont tombés et tombent tous les jours là-bas sur la frontière, en combattant pour sauver la France et la civilisation de la barbarie teutonne.
Le matin, dès le point du jour, l’église de la mission débordait de fidèles, et à huit heures la foule s’est portée en masse autour de la colonne élevée à la mémoire de nos morts.
Suivant l’usage, au pied de ce monument, deux discours ont été prononcés, l’un par M. Besson, le sympathique administrateur, qui représentait le chef de la Province malade, M. de Laborderie, et l’autre par M. le Commandant d’armes Régnier.
Nous les donnons ci-après :

Monsieur le Commandant d’Armes,
Mesdames,
Messieurs,
Enfants,
Au nom de M. l’Administrateur-Maire et Chef de la Province, que la maladie prive de l’honneur et du devoir d’assister à cette pieuse cérémonie, je viens, aujourd’hui, rendre un nouvel hommage aux vaillants soldats et marins morts, sur cette terre malgache, pendant les campagnes de 1883 à 1886.
Plusieurs d’entre vous, Messieurs, qui ont vécu ces heures pénibles, s’en souviendront toujours. L’expulsion des Français hors du royaume Hova, l’arrivée, le 31 mai 1883, de l’Amiral Pierre, le bombardement et la prise de Tamatave, les attaques et fusillades nocturnes dans les rues de ce qu’était à cette époque notre coquette ville, l’arrivée de l’Amiral Galiber, plus tard celle de l’Amiral Miot, et, enfin, le traité de paix signé à Tamatave, sont des souvenirs impérissables. Ces événements ne se déroulèrent pas sans des pertes malheureusement nombreuses parmi nos soldats et nos marins.
C’est que le mépris du danger, de la mort et du climat inclément des Colonies fut toujours l’apanage de nos vaillants troupiers et que, loin de la mère Patrie, ils surent donner pour Elle les preuves les plus hautes de leur vaillance et de leur endurante énergie.
 (À suivre.)

Le Tamatave


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